Comment fonctionne Calorix

Calcul des besoins caloriques et des macros : la méthode Calorix

Calcul des besoins caloriques dans Calorix, formules à l’appui : métabolisme de base (Mifflin-St Jeor), activité, rythme, minimums, macros, fibres et eau.

Par Équipe Calorix, Invikta 9 min de lecture

Votre objectif calorique dans Calorix n’a rien de mystérieux. Il découle d’équations publiées et de quelques règles de sécurité documentées, et le même moteur de calcul tourne dans l’app et dans les calculateurs de ce site. Voici chaque étape du calcul de vos besoins caloriques, avec deux exemples détaillés que vous pouvez vérifier vous-même.

Comme le rappellent les recommandations alimentaires américaines 2020–2025 (Dietary Guidelines for Americans), les besoins caloriques sont des estimations, et le poids corporel reste le meilleur moyen de comparer vos apports à vos besoins. Le vrai test, c’est l’évolution de votre poids.

Étape 1 : estimer votre métabolisme de base

Chez l’adulte, Calorix estime votre métabolisme de base (MB), l’énergie que votre corps utilise au repos, avec l’équation de Mifflin-St Jeor :

MB = 10 × poids (kg) + 6,25 × taille (cm) − 5 × âge (ans) + s
s = +5 (homme), −161 (femme), −78 (autre)

Le −78 pour « Autre » correspond au point médian des deux constantes publiées, un choix documenté de Calorix. Le terme lié à l’âge traduit la baisse du MB avec les années : c’est pourquoi les besoins caloriques diminuent généralement avec l’âge chez l’adulte, selon les recommandations alimentaires américaines.

L’équation a été établie par calorimétrie indirecte auprès de 498 adultes en bonne santé âgés de 19 à 78 ans, en situation d’obésité ou non (Mifflin et al., 1990). À strictement parler, elle prédit la dépense énergétique au repos, que la plupart des applis appellent métabolisme de base. Une revue systématique des quatre équations les plus utilisées l’a jugée la plus fiable : elle prédisait le métabolisme au repos à 10 % près de la valeur mesurée chez davantage de personnes que toute autre, même si l’erreur peut rester notable pour un individu donné (Frankenfield et al., 2005).

Étape 2 : multiplier par un coefficient d’activité

La dépense énergétique totale quotidienne (TDEE) ajoute l’énergie que vous dépensez en bougeant. Calorix multiplie le MB par l’un des cinq coefficients d’activité standard, largement utilisés avec les équations de métabolisme de base :

Niveau d’activité Coefficient TDEE pour un MB de 1 780 kcal
Sédentaire 1,2 2 136 kcal
Légèrement actif 1,375 2 448 kcal
Modérément actif 1,55 2 759 kcal
Très actif 1,725 3 071 kcal
Extrêmement actif 1,9 3 382 kcal

Avec le MB de l’exemple A ci-dessous, le seul choix du niveau d’activité fait varier l’estimation de plus de 1 200 kcal par jour. Ces coefficients sont des conventions, pas des mesures : laissez l’évolution de votre poids vous dire si votre niveau est le bon. Vous pouvez faire l’essai avec le calculateur TDEE.

Étape 3 : fixer l’objectif selon votre but et votre rythme

Calorix ajuste le TDEE en fonction de l’énergie qui correspond à votre rythme hebdomadaire, en kg :

Perte :     objectif = TDEE − rythme × 7 700 ÷ 7
Prise :     objectif = TDEE + rythme × 7 700 ÷ 7
Maintien :  objectif = TDEE

Le chiffre de 7 700 kcal par kg est à peu près la version métrique de la fameuse règle des 3 500 kcal par livre. Un objectif « Perdre du poids » dont le poids cible n’est pas inférieur d’au moins 0,1 kg à votre poids actuel est traité comme un maintien, et il en va de même pour « Prendre du poids ». Le calculateur de déficit calorique applique cette étape à vos propres chiffres.

Limites de rythme. Le rythme est plafonné à 1 % de votre poids par semaine, avec un avertissement au-delà de 0,75 %. À 80 kg, cela donne un plafond de 0,8 kg et un avertissement au-delà de 0,6 kg. C’est ce plafond qui empêche un programme de tourner au régime express. À titre de repère, les CDC, l’agence américaine de santé publique, notent que les personnes qui perdent environ 0,5 à 0,9 kg (1 à 2 livres) par semaine ont plus de chances de ne pas reprendre le poids perdu que celles qui maigrissent plus vite.

Les limites de la règle des 7 700 kcal. Elle ignore la façon dont le corps s’adapte quand le poids change, notamment les variations du métabolisme au repos et du coût énergétique de l’activité (Hall et al., 2011). Des chercheurs qui ont comparé ses prédictions à sept expériences de perte de poids étroitement encadrées ont averti qu’elle surestime la perte de poids réelle (Thomas et al., 2013). Calorix s’en sert comme point de départ et indique clairement que les progrès réels ralentissent généralement.

Étape 4 : appliquer le minimum calorique

Aucun objectif ne descend sous 1 200 kcal par jour pour les femmes, 1 500 pour les hommes ou 1 350 pour « Autre », le point médian des deux. Les valeurs de 1 200 et 1 500 correspondent au bas des fourchettes des recommandations AHA/ACC/TOS de 2013 sur l’obésité, élaborées avec le National Heart, Lung, and Blood Institute des NIH (les instituts nationaux de santé américains), qui citent 1 200 à 1 500 kcal par jour pour les femmes et 1 500 à 1 800 pour les hommes comme l’une des façons de prescrire un régime amaigrissant (Jensen et al., 2014).

Le minimum s’applique à tous les objectifs et ne peut que relever une cible. Lorsqu’il relève un objectif de perte de poids, Calorix recalcule votre rythme à partir du déficit restant, (TDEE − objectif) × 7 ÷ 7 700, et en déduit votre date d’objectif.

Étape 5 : répartir les calories entre protéines, lipides et glucides

Les grammes sont convertis en calories avec les coefficients généraux utilisés sur les étiquettes nutritionnelles américaines : 4 kcal par gramme pour les protéines et les glucides, et 9 pour les lipides (21 CFR 101.9).

Protéines

Les protéines sont fixées à 1,6 g par kg de poids ajusté à l’objectif, ou à 2,0 g/kg pendant une perte de poids, avec un plafond de 2,2 g par kg de poids actuel et de 35 % de vos calories. Le poids ajusté à l’objectif est votre poids cible quand vous visez un poids plus bas (en perte) ou plus élevé (en prise), et votre poids actuel dans les autres cas. Les objectifs restent ainsi raisonnables pour les personnes qui ont beaucoup de poids à perdre : à 120 kg avec un objectif de 90 kg, le calcul part de 2,0 × 90 = 180 g plutôt que de 240 g.

  • 1,6 g/kg correspond au haut de l’objectif de protéines de 1,2 à 1,6 g/kg des recommandations alimentaires américaines 2025–2030, et à peu près au seuil à partir duquel, selon une méta-analyse de 49 essais, un supplément de protéines n’augmentait plus les gains de masse non grasse liés à la musculation (Morton et al., 2018).
  • 2,0 g/kg en perte de poids, c’est légèrement au-dessus de cette fourchette. Dans une méta-analyse de 24 essais, les régimes hypocaloriques plus riches en protéines aidaient à limiter la perte de masse non grasse (Wycherley et al., 2012). Cela reste le haut des conseils courants : un avis conjoint de 2025 sur les traitements par GLP-1 suggère d’éviter les apports prolongés égaux ou supérieurs à 2 g/kg par jour (Mozaffarian et al., 2025). Un poids cible inférieur à votre poids actuel ramène l’apport sous 2,0 g par kg de poids actuel. Si vous prenez un médicament GLP-1, lisez notre article GLP-1 et protéines.
  • 35 % des calories, c’est le haut de la fourchette acceptable de répartition des macronutriments pour les protéines chez l’adulte (10 à 35 %), indiquée dans les recommandations alimentaires américaines 2020–2025.

Si vous avez une maladie rénale, êtes enceinte ou allaitez, ou si votre médecin vous a fixé un objectif de protéines, suivez ses conseils. Pour aller plus loin, lisez notre article sur les besoins en protéines et essayez le calculateur de protéines.

Lipides et glucides

  • Lipides : 30 % des calories, ou 70 % en cétogène.
  • Glucides : le reste, avec un plafond de 30 g en cétogène et, en mode pauvre en glucides, de 130 g ou 26 % des calories selon la valeur la plus basse ; l’excédent éventuel va aux lipides.

Testez votre répartition avec le calculateur de macros.

Fibres, eau et arrondis

  • Fibres : 14 g pour 1 000 kcal, la base de l’apport satisfaisant en fibres défini dans le rapport de 2005 de l’Institute of Medicine américain, et l’objectif de fibres retenu par les recommandations alimentaires américaines 2020–2025.
  • Eau : 33 ml par kg de poids corporel, une règle empirique simple. Les besoins varient avec la chaleur, l’activité et l’état de santé, et une restriction hydrique prescrite par votre médecin passe avant tout.
  • Arrondis : les calories sont arrondies à la dizaine de kcal la plus proche, les grammes au gramme entier le plus proche (0,5 arrondi à l’unité supérieure) et l’eau aux 50 ml les plus proches.

Exemple A : un objectif de perte de poids classique

Un homme de 30 ans, 180 cm et 80 kg, modérément actif, qui vise une perte de 0,5 kg par semaine avec la répartition par défaut. Ce rythme reste sous le seuil d’avertissement de 0,6 kg et sous le plafond de 0,8 kg, et le minimum de 1 500 kcal n’entre pas en jeu.

Étape Calcul Résultat
MB 10 × 80 + 6,25 × 180 − 5 × 30 + 5 1 780 kcal
TDEE 1 780 × 1,55 2 759 kcal
Objectif 2 759 − 0,5 × 7 700 ÷ 7 = 2 209, arrondi 2 210 kcal
Protéines 2,0 × 80, sous les deux plafonds (176 g et 193 g) 160 g
Lipides 30 % de 2 210 = 663 kcal 74 g
Glucides 2 210 − 640 − 663 = 907 kcal 227 g
Fibres 2 210 ÷ 1 000 × 14 31 g
Eau 80 × 33 = 2 640 ml, arrondi 2 650 ml

Avec un poids cible de 75 kg, les protéines passent à 150 g et les glucides à 237 g, et la projection linéaire pour atteindre 75 kg est de 70 jours.

Exemple B : quand le minimum calorique entre en jeu

Une femme de 25 ans, 165 cm et 60 kg, sédentaire, avec un objectif de 55 kg, demande à perdre 1,0 kg par semaine :

  1. Rythme : plafonné à 0,6 kg (1 % de 60 kg), ce qui reste au-dessus du seuil d’avertissement de 0,45 kg : Calorix le signale.
  2. MB : 10 × 60 + 6,25 × 165 − 5 × 25 − 161 = 1 345,25 kcal.
  3. TDEE : 1 345,25 × 1,2 = 1 614,3 kcal.
  4. Objectif brut : 1 614,3 − 660 (0,6 × 7 700 ÷ 7), soit environ 954 kcal.
  5. Minimum : c’est inférieur au minimum de 1 200 kcal pour les femmes : l’objectif passe donc à 1 200 kcal.
  6. Rythme réel : (1 614,3 − 1 200) × 7 ÷ 7 700, soit environ 0,38 kg par semaine, ce qui donne une projection de 93 jours pour atteindre 55 kg.
  7. Macros : les protéines seraient de 2,0 × 55 = 110 g, mais le plafond de 35 % (420 kcal) les ramène à 105 g. Lipides : 40 g ; glucides : 105 g ; fibres : 17 g ; eau : 2 000 ml.

Au lieu d’un objectif très bas, vous obtenez un objectif réaliste et une projection honnête.

Votre date d’objectif et la mise à jour des objectifs

Votre date d’objectif correspond au poids qu’il vous reste à perdre ou à prendre, divisé par votre rythme hebdomadaire réel, multiplié par sept, puis arrondi au jour entier supérieur. Cette ligne droite est un outil de planification, pas une prédiction : dans le modèle de Hall, la réponse à un changement durable des apports est lente, et il faut environ un an pour atteindre la moitié du changement final. Attendez-vous à ce que la courbe s’aplatisse, et suivez la tendance lissée dans votre historique de poids.

Calorix recalcule vos objectifs dès que votre poids ou votre objectif change, à partir des pesées que vous enregistrez ou qu’il lit dans Apple Santé. Dans l’équation pour adultes, chaque kilogramme modifie le MB de 10 kcal, et le poids détermine aussi vos objectifs de protéines et d’eau.

Si vous avez moins de 18 ans

Calorix est accessible à partir de 13 ans et ne fixe jamais de déficit calorique avant 18 ans : un objectif « Perdre du poids » devient un maintien, et l’app suggère d’en parler à un médecin. Les adolescents de 13 à 18 ans bénéficient aussi d’une autre équation énergétique, le besoin énergétique estimé des National Academies américaines pour les adolescents, car les besoins énergétiques augmentent tout au long de l’adolescence pour soutenir la croissance et le développement, selon les recommandations alimentaires américaines 2020–2025. Les calculateurs de ce site sont conçus pour les adultes.

Ce que les formules ne peuvent pas savoir

Les équations reposent sur des moyennes et ignorent vos antécédents médicaux. Parlez-en à un médecin ou à un diététicien si vous avez un problème de santé ou une maladie rénale, êtes enceinte ou allaitez, avez des antécédents de troubles du comportement alimentaire, ou prenez un GLP-1 ou un médicament contre le diabète. Sinon, laissez quelques semaines au programme, observez votre tendance et ajustez l’activité ou le rythme si nécessaire.

En résumé

Votre objectif Calorix, c’est le MB de Mifflin-St Jeor × un coefficient d’activité, ajusté selon votre rythme, maintenu au niveau d’un minimum calorique ou au-dessus, puis réparti entre protéines, lipides, glucides, fibres et eau. Chaque étape repose sur une équation publiée ou une règle documentée. Voyez-le comme une première estimation bien raisonnée, et laissez votre tendance l’affiner.

Questions fréquentes

Quelle formule Calorix utilise-t-il pour calculer mes calories ?

Calorix estime votre métabolisme de base avec l’équation de Mifflin-St Jeor, le multiplie par un coefficient d’activité compris entre 1,2 et 1,9 pour estimer votre TDEE, puis retire ou ajoute de l’énergie selon votre rythme hebdomadaire, sur la base de 7 700 kcal par kg. Le résultat ne descend jamais sous un minimum de 1 200 kcal pour les femmes, 1 500 pour les hommes ou 1 350 pour « Autre », et il est arrondi à la dizaine de kcal la plus proche.

Pourquoi mon objectif calorique dépend-il de mon sexe ?

L’équation de Mifflin-St Jeor comprend une constante liée au sexe : +5 pour les hommes et −161 pour les femmes ; pour « Autre », Calorix utilise le point médian, −78. Les minimums caloriques, tirés de recommandations américaines sur l’obésité, diffèrent aussi : 1 200 kcal pour les femmes, 1 500 pour les hommes et 1 350 pour « Autre ».

Pourquoi mon objectif calorique Calorix est-il plus élevé que prévu ?

Le plus souvent, c’est à cause du minimum calorique. Calorix ne fixe jamais d’objectif sous 1 200 kcal pour les femmes, 1 350 pour « Autre » ou 1 500 pour les hommes, et quand ce minimum s’applique, votre rythme prévu et votre date d’objectif sont recalculés à partir du déficit réellement restant.

À quel rythme puis-je perdre du poids avec Calorix ?

Calorix plafonne le rythme que vous pouvez choisir à 1 % de votre poids par semaine et affiche un avertissement au-delà de 0,75 %. Les progrès réels varient d’une personne à l’autre et ralentissent généralement avec le temps : considérez la date prévue comme une estimation.

L’équation de Mifflin-St Jeor est-elle précise ?

Une revue systématique de 2005 l’a jugée la plus fiable des équations courantes : elle prédisait le métabolisme au repos à 10 % près de la valeur mesurée chez davantage de personnes que les autres. Cela reste une estimation, et l’erreur peut être plus importante pour un individu donné.

Sources

  1. 1 Dietary Guidelines for Americans, 2020-2025. U.S. Department of Agriculture and U.S. Department of Health and Human Services, 2020.
  2. 2 Mifflin MD, St Jeor ST, Hill LA, et al. A new predictive equation for resting energy expenditure in healthy individuals. American Journal of Clinical Nutrition, 1990.
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  4. 4 Steps for Losing Weight. Centers for Disease Control and Prevention, 2025.
  5. 5 Hall KD, Sacks G, Chandramohan D, et al. Quantification of the effect of energy imbalance on bodyweight. The Lancet, 2011.
  6. 6 Thomas DM, Martin CK, Lettieri S, et al. Can a weight loss of one pound a week be achieved with a 3500-kcal deficit? Commentary on a commonly accepted rule. International Journal of Obesity, 2013.
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  8. 8 § 101.9 Nutrition labeling of food. Electronic Code of Federal Regulations (21 CFR 101.9), 2025.
  9. 9 Dietary Guidelines for Americans, 2025–2030. U.S. Department of Agriculture and U.S. Department of Health and Human Services, 2026.
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  11. 11 Wycherley TP, Moran LJ, Clifton PM, et al. Effects of energy-restricted high-protein, low-fat compared with standard-protein, low-fat diets: a meta-analysis of randomized controlled trials. American Journal of Clinical Nutrition, 2012.
  12. 12 Mozaffarian D, Agarwal M, Aggarwal M, et al. Nutritional priorities to support GLP-1 therapy for obesity: A joint Advisory from the American College of Lifestyle Medicine, the American Society for Nutrition, the Obesity Medicine Association, and The Obesity Society. Obesity (Silver Spring), 2025.
  13. 13 Dietary Reference Intakes for Energy, Carbohydrate, Fiber, Fat, Fatty Acids, Cholesterol, Protein, and Amino Acids. Institute of Medicine, The National Academies Press, 2005.

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